D'un pont, l'autre
Publié le 10 Mai 2013
Ni le Ponte Vecchio que l’imaginaire florissant du narrateur de la Recherche encombre au printemps « de jonquilles, de narcisses et d’anémones », ni le pont Saint-Isaac enjambant la Neva dans les eaux poissonneuses de laquelle Ivan Yakovlévitch, barbier de son état, ivrogne parce que Russe, se débarrasse du nez un rien encombrant de l’assesseur de collège Kovaliov – nez que l’artisan découvre inopinément dans son petit-déjeuner pétersbourgeois (pain, ciboule, oignon), un 25 mars, jour de l’Annonciation…
Mais les ponts à haubans de Saint-Nazaire et de Brooklyn formant une singulière parenthèse entre les bras de laquelle souvent rugit et parfois rougit l’océan Atlantique.
JLJ